En 2024, la diaspora africaine a transféré 104 milliards de dollars vers le continent africain. Ce chiffre dépasse l’aide publique au développement. Il dépasse les investissements directs étrangers. Il est, de loin, la première source de financement externe de l’Afrique.
Et pourtant, une question s’impose : pourquoi ce flux massif ne produit-il pas encore l’impact structurel qu’il devrait produire ? Pourquoi, malgré son volume, cet argent reste-t-il largement en dehors des circuits d’investissement productif ?
La réponse ne tient pas à la générosité ou à la capacité de la diaspora africaine. Elle tient à trois réalités que ce billet va examiner avec rigueur : la face cachée de l’informel, le mécanisme silencieux de l’appauvrissement par les frais de transfert, et l’état réel des politiques publiques censées transformer ces flux en leviers de développement. Avec, en point de repère, le modèle kenyan — le plus documenté et le plus instructif sur le continent.
Ce que les données officielles ne capturent pas
La face cachée de l’informel
Les 104 milliards de dollars sont une estimation des flux formels enregistrés par les banques centrales et les opérateurs de transfert agréés. La Banque mondiale le précise elle-même dans ses rapports sur les migrations et le développement : la taille réelle des transferts, incluant les canaux informels, est considérée comme significativement plus élevée.
Selon les estimations disponibles dans la littérature économique — notamment les travaux de la Banque mondiale et du Portail sur les données migratoires — les transferts informels pourraient représenter entre 35 % et 75 % supplémentaires des flux officiellement comptabilisés. La fourchette est délibérément large. Elle traduit une réalité analytique fondamentale : par définition, ce qui transite de manière informelle — de la main à la main, par des transporteurs, par des réseaux communautaires non bancarisés — ne se mesure pas.
Ce constat a une implication directe sur la qualité des politiques publiques. Les décideurs africains — ministères des finances, banques centrales, agences de développement — construisent leurs stratégies d’inclusion financière sur une base de données partielle. Ils ne voient qu’une fraction du flux réel. Ce que cela produit : des politiques calibrées sur une réalité incomplète, et donc structurellement sous-dimensionnées par rapport à l’enjeu réel.
| REPÈRES CHIFFRÉS — Volume des transferts (Banque mondiale, 2024) Afrique (continent entier) : 104 milliards USD Afrique subsaharienne seule : 56 milliards USD Aide publique au développement : 42 milliards USD Investissements directs étrangers: 48 milliards USD Croissance annuelle composée (3 ans à 2024) : +7 % Sources : Banque mondiale, Migration and Development Brief, décembre 2024 ; RemitSCOPE / IFAD, données 2024. |
Une répartition géographique concentrée — et révélatrice
Les flux ne se distribuent pas uniformément sur le continent. Les trois principaux bénéficiaires africains en 2024 sont l’Égypte (22,7 milliards de dollars), le Nigeria (19,8 milliards) et le Maroc (12 milliards). Ces trois pays concentrent à eux seuls plus de la moitié des transferts formels vers l’ensemble du continent.
En Afrique subsaharienne spécifiquement, le Nigeria capte 36 % des flux de la région. Le Ghana, le Kenya et le Zimbabwe complètent le top 4. Cette concentration reflète le poids démographique et l’ancienneté des flux migratoires de ces pays, mais elle révèle aussi une asymétrie importante : les économies les plus fragiles, celles qui dépendent le plus structurellement de ces transferts, reçoivent proportionnellement moins en volume absolu — même si leur dépendance relative est souvent plus forte.
Ainsi, la Gambie dépend des transferts de sa diaspora à hauteur de 23 % de son PIB. Le Lesotho, 22 %. Les Comores, 21 %. Le Liberia, 18 %. Dans ces économies, les remises migratoires ne sont pas un supplément de revenu — elles sont le revenu. Ce sont des filets de sécurité macroéconomiques déguisés en envois familiaux.
L’appauvrissement silencieux : le coût des transferts
Un mécanisme de fuite structurel
Il existe un second problème, plus mécanique et tout aussi coûteux que la non-captation des flux informels : le prix qu’il faut payer pour faire arriver l’argent à destination.
Selon le rapport Remittance Prices Worldwide de la Banque mondiale pour le premier trimestre 2025, envoyer 200 dollars vers l’Afrique subsaharienne coûte en moyenne 8,78 % du montant transféré. Ce taux est en légère hausse par rapport aux 7,73 % du premier trimestre 2024. La moyenne mondiale se situe à 6,49 %. L’objectif fixé par les Nations unies dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD 10.c.1) est de 3 % maximum d’ici 2030.
L’Afrique subsaharienne est presque trois fois au-dessus de cet objectif. Et selon les dernières données disponibles pour le troisième trimestre 2025, le coût subsaharien atteint 8,5 %, contre 5,8 % en Asie de l’Est. Les banques facturent en moyenne 14,55 % par transaction. Les options numériques offrent un coût compris entre 4 et 6 % — significativement plus bas, mais encore largement supérieur à la cible internationale.
Ces moyennes masquent des disparités extrêmes selon les corridors. Les moins coûteux affichent des taux de 2 à 4 %. Les plus coûteux — certains corridors en Afrique centrale ou depuis des pays sans accords bilatéraux — peuvent atteindre 18 à 36 % de frais pour 200 dollars envoyés.
| REPÈRES CHIFFRÉS — Coût des transferts vers l’Afrique subsaharienne Coût moyen T1 2025 : 8,78 % pour 200 USD Coût moyen T3 2025 : 8,50 % Moyenne mondiale : 6,49 % Asie de l’Est : 5,80 % Objectif ODD 10.c.1 (2030) : 3,00 % Via les banques traditionnelles : ~14,55 % Via les plateformes numériques : 4–6 % Corridors les moins chers : 2–4 % Corridors les plus coûteux : 18–36 % Source : Banque mondiale, Remittance Prices Worldwide, T1 et T3 2025. |
Ce que ces chiffres produisent concrètement : sur 104 milliards de dollars envoyés chaque année vers l’Afrique, plusieurs milliards disparaissent en frais de transaction avant même d’atteindre les familles bénéficiaires. Ce n’est pas un phénomène marginal. C’est un prélèvement systémique, silencieux, qui se répète à chaque virement, et qui représente une ponction structurelle sur les ressources du continent.
L’interopérabilité mobile comme levier sous-exploité
La principale explication à ce niveau de coût réside dans l’architecture de marché : les transferts vers l’Afrique passent majoritairement par des banques correspondantes extérieures au continent, qui facturent en dollars ou en euros avant de reconvertir en devises locales. Chaque étape de ce circuit génère des frais.
Les plateformes numériques — fintechs de transfert comme Wave, LemFi, Nala ou Sendwave — ont commencé à comprimer ces coûts en opérant en direct. Mais leur pénétration reste inégale géographiquement, et leur impact structurel est limité tant que l’interopérabilité entre les portefeuilles de mobile money africains — Orange Money, MTN Mobile Money, M-Pesa, Wave — n’est pas généralisée.
C’est précisément l’enjeu du PAPSS — le Pan-African Payment and Settlement System — lancé en janvier 2022 par Afreximbank et l’Union africaine. Ce système de règlement en temps réel en devises locales vise à éliminer le recours aux devises de réserve étrangères pour les transactions intra-africaines. Selon les données disponibles à fin 2025, PAPSS compte 18 banques centrales membres — l’Algérie ayant rejoint en août 2025 — et revendique des économies de frais allant jusqu’à 27 % pour les utilisateurs dans les corridors actifs. Mais des absences notables subsistent : l’Afrique du Sud et plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest restent en dehors du système opérationnel.
La formule analytique qui en découle est simple : plus le coût baisse, plus l’argent disponible pour l’impact augmente. Chaque point de pourcentage gagné sur les frais de transfert représente, à l’échelle de 104 milliards de dollars, plus d’un milliard de dollars supplémentaires qui reste dans les mains des familles africaines plutôt que chez les intermédiaires.
Ce que l’argent fait une fois arrivé
Le verdict des données sur l’usage
Que font réellement les ménages africains de l’argent reçu de la diaspora ? La réponse la plus documentée vient de l’IFAD — le Fonds international de développement agricole des Nations unies — dans ses travaux publiés en 2022 : environ 75 % des transferts vont vers des besoins immédiats, alimentation, logement, frais de santé, frais scolaires. Les 25 % restants sont disponibles pour l’épargne ou l’investissement.
Ce ratio mérite d’être lu avec nuance. Qualifier ces 75 % de simple consommation serait une erreur analytique. Pour des millions de familles africaines, ces transferts sont un filet de sécurité vital — ils maintiennent des personnes hors de la pauvreté, absorbent les chocs économiques, financent l’accès aux soins et à l’éducation dans des contextes où les services publics sont insuffisants. Ce ne sont pas des dépenses improductives. Ce sont des investissements dans le capital humain, dont les effets sont réels même s’ils ne se comptabilisent pas comme des projets d’entreprise.
Le problème structurel est ailleurs. Il concerne les 25 % théoriquement disponibles pour l’épargne ou l’investissement productif. Une infime fraction de cette part est effectivement captée par des instruments financiers formels. Et c’est là que le cas marocain pose une question analytique fondamentale.
Le paradoxe marocain : le meilleur élève face à ses propres limites
Le Maroc est l’un des pays africains les plus avancés dans la structuration de sa relation avec sa diaspora. Ses cinq millions de Marocains résidant à l’étranger ont transféré 12 milliards de dollars en 2024 — un record historique représentant 8 % du PIB national. Le pays dispose d’une architecture institutionnelle dédiée : la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l’Étranger, le programme MDM Invest qui cofinance avec les banques les projets d’entreprises créées par des Marocains expatriés, des Centres Régionaux d’Investissement avec guichets uniques, une nouvelle Charte de l’investissement entrée en vigueur en 2025 avec des procédures digitalisées réduisant les délais à 30 jours maximum.
Et pourtant. Selon le rapport de l’Observatoire de l’action gouvernementale marocain, seulement 10 % des transferts des MRE sont dirigés vers des investissements productifs. Neuf milliards restent dans la consommation courante et l’immobilier résidentiel. Un milliard atteint l’investissement productif réel.
Ce chiffre est analytiquement décisif. Non pas parce qu’il condamne le Maroc — le pays fait objectivement partie des leaders africains sur ce sujet. Mais parce qu’il révèle que la volonté politique et les instruments institutionnels, aussi avancés soient-ils, ne suffisent pas à opérer seuls la transformation des flux de consommation en flux d’investissement. Il manque un maillon.
Le modèle kenyan : ce que l’architecture mobile change
M-Akiba : l’instrument le plus documenté du continent
Le Kenya offre le cas d’étude le plus instructif sur le continent pour comprendre ce maillon manquant. En 2017, le gouvernement kenyan a lancé le M-Akiba — une obligation d’infrastructure d’État d’une durée de cinq ans, accessible directement depuis un téléphone mobile via les plateformes de mobile money, avec un investissement minimum de 3 000 shillings kenyans, soit environ 23 dollars. Les rendements s’établissaient autour de 10 à 12 %, entièrement défiscalisés.
L’innovation n’était pas financière. Elle était architecturale. M-Akiba ne demandait pas à l’investisseur de se déplacer dans une banque, d’ouvrir un compte dédié, de réunir une documentation complexe ou de mobiliser un capital minimum inaccessible. Il ne demandait qu’un téléphone et une connexion mobile money. La barrière d’accès était réduite à son expression la plus simple.
Ce faisant, le Kenya testait une hypothèse fondamentale : si l’instrument est là où la diaspora se trouve déjà — sur son téléphone, dans son application de transfert quotidien — alors la probabilité que l’argent y reste, plutôt que de repartir vers la consommation, augmente significativement.
M-Akiba a rencontré des limitations opérationnelles dans son déploiement à grande échelle — problèmes techniques, déficit de notoriété, complexité résiduelle de certaines étapes. Il n’a pas produit de révolution des flux à court terme. Mais il a posé la doctrine. Et cette doctrine a fondé les décisions politiques suivantes.
La Kenya Diaspora Policy 2024 : la doctrine formalisée
En mars 2025, le gouvernement kenyan a officiellement lancé la Kenya Diaspora Policy 2024, présidée par le Premier Cabinet Secretary et ministre des Affaires étrangères et de la Diaspora, Musalia Mudavadi. Cette politique nationale formalise une vision explicite : traiter la diaspora non plus comme une source de transferts, mais comme un acteur stratégique du développement national.
Elle articule cinq objectifs opérationnels : faciliter l’épargne et l’investissement de la diaspora via des instruments d’accès facile, dont des obligations diaspora et un Kenya Diaspora Investment Fund ciblant les infrastructures, l’agribusiness et l’énergie renouvelable ; renforcer les partenariats technologiques ; faciliter les transferts de compétences ; soutenir la mobilité professionnelle internationale ; et défendre les droits des Kenyans à l’étranger.
Début 2026, le Kenya a émis une tranche d’obligation d’infrastructure explicitement ciblée sur la diaspora, souscriptible via les ambassades et le State Department for Diaspora Affairs, disponible en shillings kenyans et en dollars américains. Les rendements des obligations d’infrastructure kenyanes s’établissent en 2025-2026 entre 13,5 et 16 % selon la maturité, défiscalisés — des taux significativement compétitifs à l’échelle internationale.
Le Kenya a également lancé les démarches pour une obligation diaspora plus large, dont le déploiement est conditionné à des indicateurs macroéconomiques favorables. La trajectoire est tracée. Le modèle est cohérent. Les instruments existent.
Ce que le Kenya n’a pas encore résolu
Il serait analytiquement malhonnête de présenter le modèle kenyan comme une solution aboutie. La dépendance des remises aux conditions du marché du travail dans les pays d’accueil constitue une vulnérabilité structurelle : un choc économique en Europe ou aux États-Unis se traduit mécaniquement par une réduction des flux. Par ailleurs, la conversion à grande échelle des remises en investissement productif — mesurable dans les données macroéconomiques — n’est pas encore démontrée au Kenya comme elle ne l’est nulle part en Afrique. Les instruments existent. L’impact systémique reste à prouver dans le temps long.
Ce que le cas kenyan démontre en revanche avec clarté, c’est que la combinaison d’un instrument accessible via mobile, d’une politique nationale cohérente, et d’incitations financières compétitives crée les conditions nécessaires — même si elles ne sont pas suffisantes — pour commencer à orienter les flux vers l’investissement productif.
Ce que les États africains doivent construire
Trois conditions structurelles non négociables
Les cas du Kenya, du Maroc et du Nigeria — qui a levé 300 millions de dollars via son premier diaspora bond en 2017 avec une sursouscription de 130 %, et qui prépare une nouvelle émission — permettent d’identifier trois conditions structurelles que les États africains doivent réunir pour transformer les transferts de la diaspora en leviers d’investissement productif.
Première condition : des instruments accessibles là où la diaspora se trouve
Le principal enseignement du M-Akiba kenyan est que l’accessibilité physique et numérique de l’instrument détermine son adoption. Une obligation diaspora souscriptible uniquement dans une ambassade ou via une banque physique touche une fraction de la diaspora. Un instrument souscriptible depuis un téléphone mobile, dans l’application que la personne utilise déjà pour envoyer de l’argent, touche potentiellement l’ensemble.
Cela implique une convergence technique entre les plateformes de transfert de la diaspora et les systèmes de placement disponibles dans les pays d’origine. Cette convergence n’existe pas encore à grande échelle. Elle est le maillon manquant central.
Deuxième condition : des incitations fiscales réelles et lisibles
La diaspora africaine investit là où les conditions sont favorables. Elle investit dans des fonds de pension, des marchés immobiliers, des obligations d’État dans ses pays de résidence — parce que les incitations fiscales et les protections juridiques y sont lisibles, stables et prévisibles. Pour qu’une partie de ce capital revienne vers le continent, il faut offrir des conditions comparables.
Des réductions d’impôts sur les gains en capital, des rendements défiscalisés sur les obligations d’infrastructure, des garanties contractuelles sur les investissements — ce ne sont pas des cadeaux. Ce sont des signaux de confiance. Et la confiance, dans une relation diaspora-État souvent distante et parfois fragilisée par des expériences négatives, est le préalable à tout engagement financier de long terme.
Troisième condition : une réduction agressive des coûts de transfert
Aucune politique d’investissement diaspora ne peut produire ses effets à plein si une part significative des fonds est absorbée en frais de transaction avant même d’atteindre sa destination. La réduction des coûts de transfert n’est pas seulement une question de justice économique pour les familles qui envoient de l’argent. C’est une condition préalable à l’efficacité de toute stratégie d’investissement productif.
Les leviers identifiés sont documentés : développement de l’interopérabilité entre plateformes de mobile money, intégration progressive dans le PAPSS pour les corridors intra-africains, régulation des opérateurs de transfert pour aligner les pratiques de tarification, et développement des canaux numériques qui permettent des coûts de 4 à 6 % — contre 14,55 % pour les banques traditionnelles. Chaque point de pourcentage gagné représente, à l’échelle des flux actuels, plus d’un milliard de dollars supplémentaires disponibles pour les familles et potentiellement pour l’investissement.
Ce que ce chiffre exige
104 milliards de dollars. Ni un succès, ni un échec. Un potentiel sous-exploité, révélateur de l’état réel des politiques financières africaines.
Une partie de cet argent disparaît en frais de transfert — mécanisme d’appauvrissement silencieux, mesurable, et partiellement évitable. Une grande partie finance des besoins vitaux immédiats — légitimement, et sans qu’il faille le regretter. La part qui pourrait construire quelque chose de durable n’a pas encore, dans la majorité des contextes africains, les instruments pour le faire.
Le Kenya montre qu’on sait ce qu’il faut bâtir. Une architecture accessible, des incitations compétitives, une politique nationale cohérente qui traite la diaspora comme un acteur stratégique et non comme une source passive de devises. Le Maroc montre que même avec cette architecture, le chemin de la consommation vers l’investissement productif reste long — 10 % seulement atteignent le circuit productif, malgré des décennies de politiques dédiées.
Ce que cela impose aux États africains n’est pas une révolution. C’est une décision. Décider de construire les instruments. Décider de baisser les coûts. Décider de créer les conditions de confiance qui permettront à la diaspora africaine d’investir chez elle avec la même sécurité qu’elle le fait dans ses pays d’accueil.
La diaspora africaine est déjà le premier investisseur du continent. Elle ne le sait pas encore. Et les États africains n’ont pas encore tout fait pour qu’elle s’en rende compte.
SOURCES ET DONNÉES CITÉES
— Banque mondiale — Migration and Development Brief, décembre 2024. Ratha, Plaza, Kim. Données de remittances 2024 vers les pays à faible et moyen revenus.
— RemitSCOPE / IFAD — Africa Region Overview, données 2024. remitscope.org/africa/
— Banque mondiale — Remittance Prices Worldwide (RPW), T1 et T3 2025. remittanceprices.worldbank.org
— IFAD — Remittances and migration, données usage 2022. ifad.org/en/web/guest/remittances
— IFAD — Remittances and diaspora investments are vital to boost agriculture and rural development, juin 2023.
— Observatoire de l’action gouvernementale marocain — rapport sur les transferts MRE, 2024. Cité via Telquel.ma, novembre 2024.
— Commonwealth Secretariat — Kenya Diaspora Investment Strategy 2025–2030, mars 2025. thecommonwealth.org
— Gouvernement du Kenya — Kenya Diaspora Policy 2024, lancée officiellement le 13 mars 2025.
— Fintech Association of Kenya — M-Akiba and Treasury Bonds Guide, 2025. fintechassociation.africa
— IOM Nigeria — 8th Nigeria Diaspora Investment Summit (NDIS 2025), Abuja, novembre 2025. businessday.ng
— PAPSS / Afreximbank — données d’expansion réseau, fin 2025. african.business ; fintechnews.africa
— ISS Africa — Remittances as development finance: Africa’s overlooked billions, août 2025. issafrica.org
— ISS African Futures — Africa Financial Flows Forecast, 2025. futures.issafrica.org
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